Environnement/pollution plastique : L’ONG « les amis de la Terre » appelle toutes parties prenantes à plus de responsabilité
Près de 400 millions de tonnes de plastiques sont produites chaque année et les prévisions tablent sur une production dépassant les 600 millions de tonnes en 2030 selon le programme des nations unies pour l’environnement (PNUE). Seuls 9% de cette production est recyclés et 12% sont incinérés. Le reste de ces productions se retrouvent dans les décharges, dans les canalisations ou sont soient déversés en pleine nature ou viennent polluer les océans et les mers… La plupart de ces déchets sont des emballages et des produits à usage unique tels que les bouteilles plastiques, les sacs plastiques, les pailles, les gobelets … Pour lutte contre la production et l’usage des produits plastiques un traité mondial juridiquement contraignant est attendu. C’est ce qu’a révélé le directeur exécutif de l’organisation non gouvernementale « les amis de la terre-Togo » devant les professionnels de médias ce 23 juillet 2025 à son siège Lomé.
En effet du 5 au 14 août 2025, se tient à Genève (Suisse) la deuxième partie de la cinquième session du Comité intergouvernemental de négociation (INC-5.2). Cette session représente la dernière étape cruciale du processus lancé par les Nations unies en 2022.

« En amont de cette conférence, il est important d’éclairer les acteurs sur les enjeux de cette conférence. Sur le plan environnemental, sur le plan sanitaire, même sur le plan économique, la pollution plastique a des répercussions négatives. Il est clairement important qu’on puisse éveiller la conscience de l’opinion national sur ce que nous devons faire car il y a des responsabilités qui incombent aux différentes parties prenantes, aux différents acteurs. » a indiqué Kokou Elorm AMEGADZE Directeur Exécutif de l’ONG « Les Amis de la Terre-Togo »
Des centaines d’organisations de la société civile prendront part à la conférence de Genève, dont Les Amis de la Terre International, appellent à un traité robuste, contraignant et fondé sur les droits humains. Leurs principales revendications tournent autour de la Réduction de la production de plastique à la source, en particulier les plastiques à usage unique et non essentiels, de la Responsabilité élargie des producteurs, pour que les entreprises prennent en charge les coûts environnementaux et sanitaires.
« Quand on dit production du plastique, il faut également parler de la production du pétrole donc il faut que nous puissions faire en sorte que ces entreprises-là soient responsables. la société civile doit travailler à faire amplifier la voix des personnes vulnérables. Nous exigeons qu’on puisse réduire drastiquement la production du plastique à la source surtout les plastiques à usage unique, bannir les produits chimiques qui sont incorporées dans la production des plastiques. » a ajouté M. AMEGADZE.
Alors que la planète attend un accord ambitieux, les négociations restent marquées par de fortes divergences. La Coalition pour une Haute Ambition (Norvège, Rwanda, UE, pays insulaires, etc.) milite pour un traité fort. D’autres pays, notamment de gros producteurs de plastique (États-Unis, Chine, Arabie saoudite), défendent une approche centrée sur le recyclage, la gestion des déchets et des engagements volontaires fondés sur des plans d’action nationaux.
Au Togo c’est depuis 2011 que le gouvernement a décrété la fin de l’utilisation des sacs plastiques mais le phénomène persiste car la mise en œuvre de la décision peine à démarrer. Et lorsqu’on sait que les plastiques contiennent des produits chimique (cadmium, dioxyde de titane, du plomb et du chrome) nocifs pour la santé, il urge de mettre en application les lois que nous mettons en place.
Sédem Djodji
