février 3, 2026

Récépissé No 0054/HAAC/07-2022/pl/P

Finale CAN 2025 : Le Sénégal au bout du chaos, une nuit de football entrée dans l’histoire

La finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc (1-0 a.p.) restera comme l’une des plus tendues et controversées de l’histoire de la compétition. Une nuit où le football africain a offert à la fois son visage le plus sombre et sa beauté la plus imprévisible.

Alors que le score était toujours nul au terme du temps réglementaire, la rencontre a basculé dans la confusion après un penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel, à la suite d’un duel entre Brahim Diaz et Malick Diouf. Le joueur du Real Madrid, accroché à la nuque, a accentué sa chute et obtenu la consultation de la VAR. Après visionnage, l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo a confirmé la sanction, déclenchant la fureur du camp sénégalais.

Quelques minutes plus tôt, les Lions de la Teranga s’étaient vu refuser un but pour une faute jugée litigieuse, sans recours à la VAR, alimentant un sentiment d’injustice déjà présent dans un tournoi marqué par des soupçons d’arbitrage favorable au pays hôte.

Sous la pression, les Sénégalais ont quitté la pelouse, encouragés par leur sélectionneur Pape Thiaw, faisant planer la menace d’un forfait. Mais Sadio Mané, capitaine et leader incontesté, a joué les pompiers de service. Après discussion avec Walid Regragui et Claude Le Roy, il a ramené ses coéquipiers sur le terrain, appelant à finir le match « comme des hommes ».
Après près de vingt minutes d’interruption, le penalty marocain a finalement été manqué : la panenka de Brahim Diaz a terminé dans les bras d’Édouard Mendy, libérant une tension devenue insoutenable. Sur et autour du terrain, l’atmosphère était explosive : interventions des forces de l’ordre, projectiles lancés depuis les tribunes, altercations entre journalistes marocains et sénégalais.

Le dénouement est venu en prolongation, lorsque Pape Gueye a inscrit le but de la délivrance, offrant au Sénégal une deuxième étoile historique. Une victoire arrachée au mental, au courage, et à la maîtrise dans l’adversité.
Mais même après le coup de sifflet final, la polémique ne s’est pas éteinte : les deux sélectionneurs ont failli en venir aux mains, symbole d’une finale aussi intense que fracturante.

Le Sénégal est champion d’Afrique. Le football africain, lui, sort grandi par l’émotion… mais encore fragilisé par l’arbitrage.

Edmond Kondo

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