février 3, 2026

Récépissé No 0054/HAAC/07-2022/pl/P

Accusations contre Cotonou : La réplique ferme du gouvernement béninois à Tiani

Le gouvernement béninois a réagi rapidement aux nouvelles accusations du général Abdourahamane Tiani, chef du régime militaire nigérien, mettant en cause le président Patrice Talon. Ce dernier est accusé, aux côtés de la Côte d’Ivoire et de la France, de soutenir des « mercenaires téléguidés » impliqués dans l’attaque contre l’aéroport de Niamey, survenue dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026.

En effet, ces accusations ne sont pas une première. Depuis plusieurs mois, le général Tiani multiplie les déclarations mettant en cause certains pays de la sous-région. Toutefois, cette fois encore, la réponse du Bénin ne s’est pas fait attendre.

Face à ce qu’il qualifie de graves allégations répétitives, le porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji, a apporté une réponse ferme. Selon lui, même les citoyens nigériens ne croient plus à ces accusations. « Les Nigériens eux-mêmes n’y croient pas, à plus forte raison ici », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, il a mis en avant les performances du Bénin sur la scène régionale et internationale. « Sans fausse modestie, le Bénin est aujourd’hui parmi les premiers de la classe, et cela ne fait pas que des heureux », a-t-il affirmé, soulignant l’attractivité du pays et l’intérêt qu’il suscite à l’échelle internationale.
En réaction aux propos du général Tiani, qui a invité les dirigeants béninois, ivoiriens et français à s’apprêter à l’entendre « rugir », le gouvernement béninois se veut calme mais vigilant. « Nous ne prenons aucune menace à la légère, mais nous refusons de perdre du temps avec des discours dont l’objectif est de nous freiner », a précisé le porte-parole au micro de Peace FM.

Enfin, Wilfried Léandre Houngbédji estime que ces accusations pourraient relever d’une stratégie politique. Il évoque notamment la tentative de coup d’État déjouée au Bénin le 7 décembre dernier, laissant entendre que certains pays de la sous-région pourraient chercher à détourner l’attention. « Peut-être que certains allument un contre-feu par précaution, sachant qu’à un moment donné, on parlera d’eux », a-t-il conclu.

Edmond Kondo

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