Togo / politique : Marguerite Gnakadé ou la nouvelle voix de la résistance
L’ancienne ministre des Armées du Togo, Essossimna Marguerite Gnakadé, a de nouveau fait parler d’elle à travers une vidéo publiée le dimanche 17 août 2025, marquant une nouvelle étape dans son engagement politique. Dans cette intervention frappante, elle exhorte les Togolaises et Togolais à « surmonter la peur » et à « reconstruire le pays dans l’unité », tout en affirmant que « le silence, dans ce contexte, est une faute morale »
Dans cette vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Mme Gnakadé reconnaît ses liens familiaux avec la famille présidentielle, mais affirme haut et fort son droit exprimé comme citoyenne engagée. Elle déclare : « Oui, j’ai des liens familiaux avec la famille Gnassingbé. Mais cela n’enlève rien à mon droit de m’exprimer sur la situation du Togo. Avant d’être liée à une famille, je suis avant tout une citoyenne togolaise. »
Elle dresse le bilan désenchanté d’une histoire politique marquée par une paix fragile, des violences persistantes et un système qu’elle juge profondément défaillant. Elle condamne ce qu’elle perçoit comme une trahison des valeurs fondatrices du pays : « Depuis l’indépendance, le Togo n’a jamais connu la vraie paix… Le problème togolais n’est pas une région ni une communauté, c’est un système qui a trahi les espoirs du peuple. »
Forte de ce constat, elle formule une demande sans détour : le départ du chef de l’État, pour permettre une transition inclusive : « Laisser Faure Gnassingbé au pouvoir encore ne changera rien. Il doit, d’une manière responsable, démissionner pour laisser la place à une transition apaisée, inclusive et nationale. »
Elle ne s’arrête pas là : s’adressant également aux forces armées et de sécurité, elle les exhorte à prendre position aux côtés du peuple, dans un appel chargé d’histoire et de symbolique : « Trop de sang a coulé sur la terre de nos aïeuls. Il est temps de le laver. Je lance un appel aux Forces Armées et aux Forces de Défense et de Sécurité à se ranger aux côtés du peuple. »
Sédem Djodji
