Culture : La commune Golfe 1 valorise le rythme Agbadja de Bè
Longtemps associé aux cérémonies funéraires, le rythme Agbadja de Bè amorce aujourd’hui une véritable mutation. Sous l’impulsion de la Commune Golfe 1, dirigée par le Maire Koamy Gbloekpo Gomado, cette expression culturelle est en train de changer de statut pour s’imposer progressivement comme un levier de rayonnement artistique et de développement local.

Cette volonté s’est illustrée avec éclat lors de la soirée de restitution organisée le 5 avril 2026 par la compagnie artistique Tambours Majeurs de Bè (TAMA). Devant un public enthousiaste, la troupe a présenté le fruit de plusieurs mois de travail autour des chants et danses du Grand Bè, avec une mise en avant remarquable du rythme Agbadja revisité.
Au-delà de la performance artistique, c’est une vision qui se dessine : sortir « Agbadja « de son cadre funèbre traditionnel pour lui offrir une nouvelle vie sur les scènes modernes. Pour les autorités communales, il s’agit non seulement de corriger une perception réductrice, mais aussi de révéler tout le potentiel culturel et économique de ce rythme.
Dans cette dynamique, la professionnalisation des acteurs culturels occupe une place centrale. Musiciens, danseurs et chanteurs sont désormais appelés à évoluer dans un cadre structuré, capable de valoriser leur savoir-faire et de leur offrir de nouvelles opportunités. « Agbadja » devient ainsi un véritable produit culturel, porteur d’identité et de valeur ajoutée.
Sur scène, les prestations de TAMA ont su traduire cette ambition. Entre chants inspirés du quotidien, proverbes et références aux savoirs endogènes tels que le Fâ, chaque tableau a révélé une richesse culturelle profonde, mêlant tradition et innovation.
Soutenue financièrement par la Commune Golfe 1, la compagnie TAMA s’impose aujourd’hui comme un instrument clé de la politique culturelle locale. Depuis 2024, elle contribue activement à faire rayonner l’image de la commune au-delà de ses frontières.La participation remarquée de TAMA à la 2ᵉ édition du festival Toago, tenue du 16 au 18 janvier 2025 à Togoville, témoigne de cette montée en puissance.En repositionnant le rythme Agbadja sur la scène contemporaine, la Commune Golfe 1 ne se contente pas de préserver un héritage : elle le transforme en un outil dynamique.
Lancé en 2024, le projet vise à réhabiliter et moderniser les expressions culturelles du Grand Bè, avec un accent particulier sur l’Agbadja. À travers cette initiative, la municipalité entend faire de la culture un pilier du marketing territorial et un moteur de développement.
Sédem Djodji
