novembre 3, 2026

Récépissé No 0054/HAAC/07-2022/pl/P

De la fierté à la reconstruction : Patrice Neveu a-t-il oublié sa promesse du 2 mars ?

Huit mois après un discours ambitieux lors de sa signature, le sélectionneur des Éperviers tient désormais un discours qui tranche. Retour sur ses propres mots qui éclairent le clash de ce lundi à Kégué.

C’est l’histoire d’un discours qui a pris huit mois pour s’effondrer.

Le 2 mars 2026, jour de sa signature à la tête des Éperviers du Togo, Patrice Neveu avait les mots justes. Face à la presse, à la Fédération Togolaise de Football et au ministre des Sports, le Français de 71 ans affichait humilité, ambition et respect pour le peuple togolais.

Voici ce qu’il avait déclaré ce jour-là, mot pour mot :

« C’est pour moi un grand honneur et une grande responsabilité qui m’incombe d’être sélectionneur du Togo. Je mettrai toute ma conscience et mon expérience. Je connais bien le football africain, ses exigences et défis. Le football togolais dispose d’un potentiel réel. Ma méthode sera beaucoup de rigueur, une organisation claire et le respect des couleurs nationales. Il n’y aura pas de place pour l’improvisation. Les résultats viendront par la constance, la cohérence et l’engagement de chacun. Les portes de la sélection sont ouvertes à tous les joueurs performants qu’ils évoluent à l’étranger ou dans le championnat local. Nous allons construire une équipe solidaire et combattive. Nous allons redonner au peuple togolais sa fierté. Nous demandons du temps et de la patience. »

Des mots forts : rigueur, fierté, équipe solidaire et combative.

Huit mois plus tard, le discours a changé

Ce lundi 3 novembre 2026 à Kégué, lors de la conférence de presse pour annoncer sa liste de 25 joueurs contre l’Algérie, le même Patrice Neveu a affirmé que sa mission première n’était pas de qualifier le Togo pour la CAN 2027, mais de reconstruire la sélection sur 2 à 3 ans.

C’est cette contradiction qui a poussé notre confrère Espoir Gato de Nana FM à lui demander : « Quelles sont vos ambitions réelles à la tête des Éperviers ? »

Une question qui a provoqué une colère noire du sélectionneur, même après la conférence.

Comment passer de « redonner sa fierté au peuple » à « la qualification n’est pas ma priorité » ? Pour beaucoup d’observateurs, c’est ce grand écart entre le discours de mars et celui de novembre qui explique la nervosité du sélectionneur.

Maxime AKAKPO

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