Togo/Journée de l’Enfant Africain : 15 ans d’engagements passés au crible pour mieux planifier l’avenir des enfants
Le Togo passe en revue ses engagements en faveur des droits de l’enfant à l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain, célébrée tous les 16 juin de chaque année. La commémoration de l’édition 2025 de cette journée est placée sous le thème : « Planification et budgétisation sensibles pour les droits de l’enfant : progrès depuis 2010 ». Dans cette optique, le Ministère de l’Action Sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la Femme, à travers la Direction Générale de le Protection de l’Enfance, avec appui de la Ligue Togolaise pour la Protection de l’Enfance (LTPE) en partenariat avec l’Unicef et Plan International Togo, a ouvert un atelier bilan ce 4 juin 2025 à Lomé.
La communauté africaine dans son entièreté célèbre chaque année, cette journée dédiée aux enfants et aux acteurs de la lutte pour le respect des droits de l’enfant. En 2020, les questions de budgétisation sensibles aux droits de l’enfant furent évoquées avec des objectifs orientés vers l’échange d’idées et d’expertise, la réflexion et le plaidoyer pour la planification et la budgétisation des actions en faveur du bien-être des enfants. Pour, Mme Nina-Esso Afi Kazoule, coordonnateur de la LTPE « L’Union Africaine à travers ce thème dédié à la journée de l’enfant africain que nous célébrons chaque 16 juin veut sensibiliser les Etats membres à accroitre les budgets réservés aux enfants dans leur planification. C’est un plaidoyer fait en direction des Etats membres pour les amener à augmenter les budgets alloués par les ministères en charge de l’Economie et des Finances des dits Etats aux divers ministères impliqués dans la protection de l’enfance. Pour nous au Togo, nous voulons nous saisir de l’opportunité de l’existence des budgets programmes dans les ministères pour plaider pour une prise en charge plus renforcée des besoins des enfants dans leurs planifications ».

Cet atelier vise à évaluer les avancées réalisées en matière de droits de l’enfant sur les quinze dernières années, redynamiser les politiques de planification et de financement en leur faveur, encourager les États à entreprendre des réformes législatives et de politiques budgétaires pour intégrer les perspectives des droits de l’enfant, et augmenter leurs allocations budgétaires en faveur des enfants afin d’assurer une meilleure mise en œuvre de la charte.
A l’heure du bilan, il ressort de cette assise, diverses actions menées par le Togo durant les trois dernières décennies : création de centres multifonctionnels pour les victimes de violences, mise en place des programmes de soutien comme School Assur, Wézou, ou encore le récent plan national contre les mariages et grossesses précoces.
Au cœur de cette dynamique, une volonté de traduire les textes en actes, avec un accent sur la santé, l’éducation, la protection sociale et la justice juvénile.

Mais les défis demeurent. Le coût des politiques publiques en faveur de l’enfance reste élevé, et les ressources limitées. L’atelier vise ainsi à mutualiser les efforts des acteurs publics, privés et de la société civile pour une meilleure budgétisation sensibles aux droits de l’enfant.
Le représentant de la ministre de l’Action sociale, de la solidarité et de la promotion de la femme, l’inspecteur des services M. Philippe Yodo appelle à une « synergie d’action » pour faire face aux enjeux actuels et futurs, et garantir un Togo où chaque enfant compte réellement dans les politiques de développement. Un message à l’endroit des partenaires techniques et financier comme l’UNICEF, Plan International Togo et la Ligue Togolaise pour la Protection de l’Enfance, qui accompagnent depuis des années l’État dans cette mission sensible.
Sedem Djodji
