Togo/EJV: L’ANADEB et la Banque Mondiale évaluent les résultats du projet dans les villages bénéficiaires
Après quatre ans de mise en œuvre, le projet d’opportunités pour l’Emploi des Jeunes Vulnérables, EJV prend fin ce 31 décembre 2021. Du 4 au 9 Décembre, les acteurs impliqués dans le projet sont dans certaines localités concernées pour le suivi et évaluation dudit projet. D’un coût total de 7,2 milliards de francs cfa, le projet est exécuté par l’ANADEB (Agence Nationale d’Appui au Développement à la Base) avec l’accompagnement financier et technique de la banque mondiale et de la GIZ. Et donc c’est une occasion pour l’équipe d’ANADEB et celle des ministères sectoriels, structures privées et partenaires notamment la Banque mondiale de sillonner quelques localités des 200 villages concernés par le projet.
Dimanche 05 décembre, conjointement la délégation était à Sigbenga à Sagbiébou dans la commune de l’Oti Sud-1 (Mango) pour visiter la retenue d’eau (3600m3 de capacité et de 3 m de profondeur) construite par 70 jeunes de la localité et qui génère 45 AGR (Activités Génératrices de Revenus) et la mise en terre de 400 plants.
Ce lundi 6 décembre, les équipes se sont intéressées au micro projet THIMO (Travaux à Haute Intensité des Mise en Œuvre) du village Kouyakougou dans la commune de Kéran 3 dans la région de la Kara(79 Km de Kara).
Tout comme à Sigbenga, les populations de Kouyakougou disposent aujourd’hui d’une retenue d’eau qui sert à abreuver les animaux et à faire de l’agriculture en ce temps où la pluie se fait rare.

« La communauté a choisi la retenue d’eau parce que c’est un besoin dans la localité. En saison sèche, nos animaux meurent de soif, il n’y a pas de l’eau pour faire du maraichage, pour faire la lessive ou boire de l’eau, c’est toujours avec des difficultés. Mais à présent, tout cela est passé » a indiqué Kokou Kodjokan, le président CVD du Sigbenga.
Ces infrastructures réalisées ont deux véritables impacts sur les jeunes des localités.

« Premièrement, le projet a un impact sur le revenu des jeunes et deuxièmement la rétention des jeunes dans le village. Il y a de l’eau pour faire le maraichage et autres, ils ne sont plus obligés de fuir leur village en saison sèche. Ce projet a permis la consolidation de la cohésion sociale de la communauté. Ils se voyaient mais maintenant, ils sont des complices pour le développement de leur communauté » a précisé Mazalo Katanga, directrice générale de l’ANADEB.
L’équipe de la Banque mondiale s’est montrée satisfaisante après avoir constaté la réalisation de ces infrastructures qui changent le quotidien des populations notamment les jeunes des villages concernés.

« Je suis très contente de voir la réalisation de ces retenues d’eau, ce n’est pas nous qui les avons imposés le projet, ce sont eux-mêmes qui l’ont décidé et l’ont construite eux-mêmes puisque c’est leur besoin fondamental et nous nous réjouissons pour sa réalisation » s’est réjouis Friederike Rother, spécialiste de la protection sociale et de l’Emploi à la banque mondiale.
Ce projet qui donne la possibilité à la population de réaliser ses besoins fondamentaux, permet de soulager les habitants et il est évident de l’élargir surtout dans les autres contrées du territoire national.
