février 3, 2026

Récépissé No 0054/HAAC/07-2022/pl/P

Togo/JIF 2022 : Au-delà du folklore, le SYNPHOT part en guerre contre le harcèlement sexuel dans les hôpitaux

Le harcèlement sexuel et les violences existent bel et bien dans les hôpitaux au Togo, le constat a été fait par le SYNPHOT, Syndicat National des praticiens Hospitaliers du Togo. Le syndicat veut mettre fin à ce phénomène qui ne cesse de faire du tort à la gente féminine dans les milieux hospitaliers. Dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la promotion des droits de la femme, le SYNPHOT ouvre le débat sur cette pratique non recommandée.

En relation avec le thème général retenu par la communauté internationale, le syndicat retient le sous thème de la lutte contre le harcèlement sexuel et les violences sexuelles en milieu hospitalo-universitaire. Le harcèlement sexuel dans les hôpitaux, le phénomène prend de plus en plus d’ampleur, voilà pourquoi le syndicat saisi l’occasion pour en parler et sensibiliser les uns et les autres sur les dangers liés au phénomène. C’est un travail de plaidoyer que le SYNPHOT mène et les mesures sont mises en place pour mettre fin à cette pratique.

« Nous allons mettre des mécanismes en place pour que les victimes puissent se plaindre mais surtout avec l’accompagnement des juristes. Nous pensons que des actes seront posés pour dissuader toute personne qui serait tenter de harceler, de violenter et de violer des femmes agents de santé » a martelé Dr. Gilbert Tsolényanu, secrétaire national du SYNPHOT.

Les avocats se mobilisent aux cotés du syndicat pour dire non à ce phénomène à travers les dispositions prévues par la loi.

« Nous sommes là pour briser le silence, puisque le harcèlement et les violences sexuelles existent dans les milieux hospitaliers. Et nous voulons amener celles qui sont souvent victimes du phénomène d’avoir le courage de pouvoir porter plainte et de se faire justice. Toute forme de violences est punie par la loi entre 20 et 50 ans. Aujourd’hui, on peut se réjouir que le législateur togolais, en matière de répression criminelle ou délictuelle est à un niveau ou toutes ces pratiques sont punies par la loi. On peut se réjouir au niveau des textes mais c’est dans l’application, dans la mise en œuvre que beaucoup reste à faire » a indiqué Emilie AZIBLI, avocate à la cour, présidente de l’association des femmes juristes du Togo.

Depuis le 7 mars, le SYNPHOT a démarré les activités avec des séances de dépistage du cancer du col de l’utérus, au cours de cette activité, plus de 300 femmes ont été dépistées.

Jeudi, le 10 mars, le syndicat a accordé des matériels médicaux au CHU Sylvanus Olympio et au centre de santé de Lomé.

Et puis ce vendredi 11 mars, une grande conférence sur le sous thème lié à la lutte contre le harcèlement et les violences sexuels a réuni dans la salle de conférence du marché de Cacavéli plus de 400 participants notamment les femmes et des panélistes du domaine juridique, de travail, de la société civile et autres.

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